Comprendre la mission sociale de l’entreprise

Lorsque l’on parle du monde de l’entreprise, il est plus souvent question d’emploi, de performance, de chiffre d’affaires, de gestion des ressources humaines ou encore de compétitivité. Et de fait, les entreprises sont évidemment les acteurs centraux de notre économie. Pourtant, au-delà des RH et des objectifs économiques, la question sociale entreprise est aujourd’hui essentielle. Découvrez quelques éléments pour comprendre la mission sociale de l’entreprise, ses enjeux et rouages.

Bien-être et performance au travail

Comme évoqué en introduction, si l’angle de la performance et de la compétitivité des entreprises est essentiel, le développement de l’activité se fait avec et pour les collaborateurs. Ainsi, la notion de performance est aujourd’hui étroitement associée à la notion de bien-être au travail. Et de fait, la qualité de vie au travail (QVT) est aujourd’hui considérée comme un axe de travail essentiel pour les professionnels des RH et de la question sociale en entreprise qui visent le bien-être des salariés dans l’entreprise au service de l’entreprise.

Ainsi, des études ont clairement montré que l’amélioration des conditions de vie au travail, la prévention des risques psychosociaux, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, l’accompagnement des carrières et du changement, la gestion de l’absentéisme, l’accompagnement du travail des handicapés et seniors, la prévention des TMS et maladies professionnelles… sont autant d’éléments qui contribuent au bien-être des collaborateurs, à leur plein investissement et à leur fidélité au service de l’entreprise.

Ainsi, la mission sociale de l’entreprise est une mission au service des équipes et de l’entreprise, et se révèle bénéfique pour tous.

Le service social du travail pour les entreprises et les salariés

La question du service social au travail et de la mission sociale de l’entreprise est désormais réglementée. Ainsi, toute entreprise employant au moins 250 salariés a aujourd’hui l’obligation d’organiser un service social dans son établissement. Finalement peu contraignante, cette législation est surtout l’occasion pour les entreprises de mettre au service de leurs équipes des professionnels qui sauront mobilier les ressources de chacun.

En collaboration avec la direction et avec les services des ressources humaines, plus acteurs sociaux essentiels vous proposer cet accompagnement aux salariés : l’assistance sociale du travail ou le psychologue du travail. Tous deux vont mettre en place un accompagnement psychosocial des salariés pour des questions professionnelles, tel que l’accompagnement au changement ou le maintien dans l’emploi, mais aussi sur des questions personnelles qui pourraient impacter l’investissement professionnel, à l’instar de problématique familiale, financière, de logement, etc.

L’entreprise suppléante de l’État ?

Il peut paraître étonnant de voir les acteurs économiques dans l’obligation d’investir le champ social alors que cette fonction est plus souvent perçue comme dévolue aux acteurs politiques et administratifs. Pourtant, les consciences ont largement évolué sur la question de l’accompagnement social des salariés. Si les chefs d’entreprises ont longtemps perçu les individus sous l’angle de la main-d’œuvre et de la compétitivité, les choses sont aujourd’hui toutes autres.

Au-delà d’un certain affaiblissement ou désengagement de l’État, les entreprises prennent aujourd’hui à bras le corps ces questions, contraintes ou non, mais s’y retrouvent évidemment dans la finalité, sur la base notamment des avantages compétitifs évoqués plus haut.

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