Le Smart Business ou comment bien utiliser les datas

Les termes d’intelligence artificielle, de big data et de machine learning envahissent les espaces médiatiques et deviennent la norme. En effet, sur les 10 entreprises les mieux cotées en bourse, sept d’entre elles le sont grâce au numérique, ce qui est d’autant plus surprenant quand on sait que la plupart propose des services digitaux. AliBaba, Tencent, Amazon, Facebook ou même Google ont un point commun plus qu’important : elles récupèrent et utilisent les données des utilisateurs comme personne d’autre avant elles.

Le nouvel or noir : les données

Comment ces sociétés ont-elles pu passer de simple projet étudiant ou de librairie en ligne à des multinationales en moins de vingt ans ? Comment commencer dans son garage ou en louant des bureaux dans un centre d’affaires à une société plus puissante qu’un pays ? Depuis longtemps, la richesse d’une entreprise se mesure à son capital, ses dettes, ses biens mobiliers et immobiliers, son chiffre d’affaires et même ses ressources humaines. Néanmoins, depuis l’apparition des outils numériques, notamment d’internet, un nouvel or noir a pris le dessus : les données.

Il est désormais possible de recenser les parcours clients, les préférences de chacun, les centres d’intérêts et même les goûts de leurs amis proches, simplement grâce à certains modules implémentés dans les sites web. De manière évidente, n’importe quel commercial y voit un intérêt soudain, on peut maintenant s’adresser aux clients potentiels avant qu’ils ne pensent à nous, on peut savoir ce qu’ils aiment et de quelle manière et surtout on peut comprendre comment ils ont l’habitude de consommer.

Pourtant, en pratique, cela ne s’arrête pas là. Les données, désormais collectées massivement, se voient désormais affublées d’un nouveau pseudonyme : « les big data ». Bien trop importants, ces fichiers sont indéchiffrables et inexploitables par les humains. Les algorithmes ont alors pris la place des analystes.

Du traitement de données au « smart business »

Imaginez, une transaction instantanée entre son smartphone et une trottinette électrique que l’on loue représente tout un lot d’informations. En vrac : code de carte bleu, banque, nom, prénom, géolocalisation, type de téléphone, habitude ou non, etc. Toutes ces données utiles, identifiées à l’avance, peuvent être compilées en temps réel et on peut ainsi imaginer un camion qui vient rajouter des trottinettes là où il en manque, une notification qui s’envoie à un usager régulier quand il passe près d’un engin ou même une simplification des échanges en enregistrant les coordonnées bancaires par exemple.

Encore plus fort, les algorithmes actuels ont la capacité « d’apprendre », par machine learning, à identifier les éléments clés dans chaque banque de données et surtout d’adapter les décisions opérationnelles qu’il est capable de prendre. C’est ce qui s’appelle le « smart business ». Les choix et décisions auparavant réservées à des analystes ou aux chefs d’entreprises peuvent désormais être pris en temps réel par des machines qui savent traiter des quantités astronomiques de données.

Quand on s’intéresse aux modes de fonctionnement des grandes entreprises qui régissent désormais le quotidien de tout un chacun, toutes ont mis en place des formes de smart business pour automatiser les décisions opérationnelles.

Critiquables en ce qui concerne la vie privée, ces méthodes améliorent notamment le rendement et la rapidité, et donc l’expérience du client.

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